Comment investir dans l’immobilier au Maroc ?

Le Maroc est un pays regorgeant d’un bon nombre de secteurs dans lesquels vous pourrez investir. Au nombre de ceux-ci se trouve l’immobilier, qui est l’un des secteurs prisés par les Français. Vous désirez investir dans l’immobilier au Maroc, mais vous vous demandez comment procéder. Retrouvez donc dans cet article quelques directives simples.

Investir au Maroc

Investir dans le marché de l’immobilier marocain revient à prendre en compte 4 critères : le type de bien, la fiscalité, le prix d’acquisition et enfin le titre de propriété.

Le type de bien

La première étape lors de l’acquisition d’un bien au Maroc revient à distinguer les différentes catégories dans lesquelles se trouve le bien. Au Maroc, il est possible de distinguer trois catégories de biens :

  • Les biens anciens ;
  • Les biens récents ;
  • Les biens nouveaux.

Les biens anciens sont ceux qui existent depuis plus de 15 ans. Les biens récents ont une durée d’existence comprise entre 6 et 15 ans. Les biens neufs sont ceux dont l’exécution a été achevée il y a moins de 6 ans.

 La fiscalité marocaine

Une fois la transaction effectuée, vous devez l’enregistrer à la conservation foncière, avec l’aide d’un notaire.  Ensuite, vous devez vous acquitter du paiement des droits d’enregistrement et de conservation foncière d’un taux de 4%. Par ailleurs, la taxe de services communaux ainsi que la taxe d’habitation devront être versées. Ces taux d’impôts fonciers avoisinent les 1,50%.

Le prix d’acquisition 

Comparé à la France, l’investissement immobilier au Maroc est largement plus rentable. En effet, vous pouvez acquérir un appartement ou encore une maison à partir de 90 000 euros, et ce, en fonction de la surface. Pour acquérir des appartements neufs situés aux alentours de Marrakech, un budget d’environ 120000 euros est nécessaire. Pour les amoureux de Riad, prévoyez une somme comprise entre 150000 euros et 1000000 d’euros, en fonction du lieu de résidence du bien. Dans les zones côtières comme Essaouira, les propriétés varient entre 150000 et 700 000 euros, selon qu’il s’agisse d’une maison simple ou d’un bien de type Beldi.

Le titre de propriété 

Avant l’achat de tous biens, vous devez vous assurer que celui-ci possède un titre de propriété. En effet, investir dans un bien titré permet de le revendre ou de la transmettre facilement aux bénéficiaires de celui-ci. Vous devez ensuite le faire immatriculer à l’Agence nationale de la conservation foncière du cadastre et de la cartographie (ANCFCC). Certains biens non titrés et par conséquent non immatriculés sont vendus à des prix très attractifs. Bien qu’étant une proposition juteuse, vous devez vous y abstenir au risque d’être désagréablement surpris.

L’acquisition de ce bien, peut faire par exemple, l’objet d’une revendication qui peut intervenir même des années après la transaction. Vous devrez dès lors, procéder à une réquisition d’immatriculation de votre bien afin de régler ce conflit. Si vous décidez toutefois de procéder à une telle transaction, pensez à la sécuriser. Pour ce faire, vous pouvez recourir soit à un certificat de non-opposition ou soit à une clause de suspension relative à la régularisation de l’immatriculation.